mercredi 27 avril 2011
Le saviez-vous ?
Lorsque l'on adopte un chaton, on aimerait tous un animal sociable, câlin, et qui surtout ne se met pas à nous mordre et nous griffer lorsque l'on joue avec lui ! Un petit test facile à réaliser permet de savoir si le chaton est capable d'auto-contrôle lors des séquences de jeu et de simulation de combat. Prenez gentiment l'animal par la nuque comme le faisait sa mère pour le transporter et observez sa posture. Si le chaton penche la tête su le côté et ramène ses membres ainsi que sa queue contre lui, il a acquis le réflexe de portage. Il a donc bénéficier de soins maternels suffisants et de qualité. Dans cette position, le chaton est même capable de s'endormir ! En revanche, si le chaton s'agite, écarte les membres et tente de fuir, vous pouvez en déduire qu'il 'a pas reçu de soins maternels suffisants (mère trop jeune, trop stressée ou absente). En effet, les mères qui portent peu ou mal leurs chatons n'entretiennent malheureusement pas la réponse de portage...
jeudi 14 avril 2011
Maintenant que vous connaissez les bases de l'éthologie, je vous propose deux choses. A partir d'aujourd'hui, je posterai des actualités relatives à l'éthologie en tant que discipline, aux problèmes comportementaux manifestés par nos animaux domestiques mais également des informations relatives au bien être, notamment des animaux d'élevage. Enfin, je diffuserai des connaissances globales sur les animaux sous une forme ludique. Bonne lecture à tous !!
mercredi 13 avril 2011
Qu'observe t-on en éthologie ?
Vous l'avez compris, en éthologie on observe des comportements mais ce n'est pas tout, il faut également organiser l'observation afin d'en tirer des données utilisables. Devant une problématique, il faut définir si l'on observe la fréquence d’occurrence d'un comportement, c'est-à-dire la fréquence d'apparition de ce comportement dans un contexte donné ; la durée du comportement ; son intensité ou bien des latences entre les comportements choisis. Ensuite, en fonction de ce que l'on décide d'observer, il faut mettre en place une méthode "d'échantillonnage": il faut définir quels sujets on observe et à quel moment.
On peut alors décider de noter le maximum d'informations sur un maximum de sujets pendant un temps déterminé. Cette méthode (ad libitum sampling) est généralement utilisée au cours d'observations préliminaires afin d'élaborer le répertoire comportemental de l'animal avant la mise en place de l'expérience.
On peut également observer un individu ou une unité (dyade mère-jeune, couple...) pendant un temps donné (focal sampling) ou encore balayer les comportements de l'ensemble du groupe en faisant un "scan" de chaque individu, à intervalle de temps régulier. Lorsque l'on utilise cette méthode (scan sampling), on note le comportement précis de l'individu en question au moment du scan. Enfin, il est également possible d'observer l'ensemble d'un groupe et de noter chaque occurrence d'un comportement particulier (behaviour sampling)
On peut alors décider de noter le maximum d'informations sur un maximum de sujets pendant un temps déterminé. Cette méthode (ad libitum sampling) est généralement utilisée au cours d'observations préliminaires afin d'élaborer le répertoire comportemental de l'animal avant la mise en place de l'expérience.
On peut également observer un individu ou une unité (dyade mère-jeune, couple...) pendant un temps donné (focal sampling) ou encore balayer les comportements de l'ensemble du groupe en faisant un "scan" de chaque individu, à intervalle de temps régulier. Lorsque l'on utilise cette méthode (scan sampling), on note le comportement précis de l'individu en question au moment du scan. Enfin, il est également possible d'observer l'ensemble d'un groupe et de noter chaque occurrence d'un comportement particulier (behaviour sampling)
vendredi 1 avril 2011
Les objectifs de l'éthologie selon Tinbergen
Tinbergen a décrit 4 grands axes de recherche de l'éthologie permettant de répondre aux questions fondamentales relatives à l'étude du comportement animal. Ces axes sont les suivants :
La causalité : Qu'est ce qui détermine le fait qu'un animal produit cette réponse à ce moment précis ? Quelle en est la cause ? Est-ce une cause interne ( équipement nerveux, sensoriel...) ou une cause externe (information provenant de l'environnement...)
Par exemple, dès le printemps, on peut observer un comportement de parade chez le paon. Ce comportement apparaît suite à une modification hormonale. La cause est donc physiologique et interne. Un autre exemple, quand la gerbille est chassée par un fennec, son stress est tellement fort qu'elle tombe en catalepsie. L'information provenant de son environnement a modulé son état physiologique.
La fonction adaptative du comportement : quelle est l'utilité de ce comportement pour l'individu ? Quelle est l'utilité immédiate (à court terme) ou bien quelle est l'utilité ultime (à long terme).
Reprenons nos exemples : chez le paon la fonction du comportement de parade est d'être choisi par une femelle et de pouvoir se reproduire, donc de transmettre ses gènes. Quand à la gerbille, elle s'est adaptée au type de prédation de son environnement. En effet, le fennec est son principal prédateur et il se trouve que ce dernier ne se nourrit que de proies qu'il a chassé et tué. Lorsqu'il découvre une gerbille en catalepsie, il s'en désintéresse. Ce comportement à donc une fonction adaptative de survie.
L'ontogenèse : comment le comportement observé s'est-il mis en place au cours du développement de l'individu ? A t-il émergé grâce à la maturation de son organisme ? Quel est le rôle de l'expérience dans l'apparition de ce comportement ?
Le poussin manifeste dès son plus jeune âge un comportement de picorage qui va devenir de plus en plus précis. Ce constat est lié non seulement à la maturation de son système nerveux mais également à l'effet de l'expérience. Plus il picore, plus il est habile !
La phylogenèse : Comment ce comportement est-il apparu au cours de l'évolution des espèces.
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